Le quartier de la défense est composé de gratte-ciel reliés par une immense dalle de 31 hectares. Sous cette dalle, un dédale de couloirs, de tuyaux, de parkings. Des bretelles d’autoroute en cours d’aménagement et, parait-il, une gare ferroviaire jamais mise en service.
Entré par hasard, je me suis amusé à me perdre dans un voyage au centre de la ville.
Un tunnel s’engouffre sous les tours.Des flèches qui ne sont pas destinées m’invitent à entrer.
Je ne sais pas ce qui m’attend.
Enchevêtrement de béton. Des rues sans fin.
Je m’enfonce encore. Des centaines de portes sans nom. La lumière se fait rare.
Des constructions troglodytes.
Je reste un moment...
...jusqu’à ce qu’un bus - se croyant seul - me déloge.
Plus loin, des peintures rupestres.
J’attends qu’un bus passe pour prendre la photo.
Encore plus loin, des bus parisiens se prennent un peu de repos.
Les couloirs sont poussiéreux mais propres. Quelques détritus. Je dois m’approcher de la gare routière
Un trou de lumière derrière une vitre crasseuse. Invisible je joue le voyeur.
Je m’étais habitué à la solitude. J’ai l’impression de gêner. Je reste dans l’ombre en rasant les murs.
Premiers contacts.
C’est par cette cathédrale souterraine que je décide de m’exfiltrer.
Le retour à la surface est brutal, j’ai du mal à me défaire de cette ambiance. Je prends une dernière photo du ciel et je range mon M4.